En  observant le plan d’intendance de M. de Berthier de Sauvigny, daté de la fin du XVIII siècle, le dernier seigneur de Sainte Geneviève des Bois, on constate aisément que la ville de Sainte Geneviève des Bois était très boisée. En effet, la forêt de Séquigny se trouvait dans le centre de la ville et elle a disparu au fil du temps pour laisser place aux constructions de lotissements et de maisons individuelles.

En quelques décennies, Sainte Geneviève des Bois est passée du statut de commune rurale au statut d’agglomération urbaine qui abrite de nos jours environ 36 000 habitants selon les statistiques de 2014 de l’INSEE.

La ville s’est peu à peu urbanisée avec la création de la ligne de chemin de fer  reliant Paris-Orléans et la construction de la gare de Sainte Geneviève des Bois qui s’appelait à l’époque la gare Perray-Vaucluse. Des lotissements sont construits à partir de 1920  sur les axes majeurs de la ville, tels que l’avenue Gabriel Péri et la route de Corbeil. De nombreux ouvriers parisiens achètent les terrains qui sont mis en vente par les lotisseurs et construisent eux même  leur logement selon leur convenance et leur moyen, le crédit n’était pas encore tout à fait à la mode.

Pour accompagner cette urbanisation,  les premiers  groupes scolaires Jules-Ferry et Hippolyte-Cocheris sont construits en 1929, le marché du Donjon est créé en 1933 et le premier centre commercial Carrefour en France y est implanté en 1963. Dans les années 1980, la zone industrielle et commerciale de la Croix Blanche voit le jour.

Les constructions massives ont entraîné une multiplication par trente-cinq le nombre d’habitants entre 1921 et 1999 et lui ont permis d’accéder aujourd’hui au titre de centre urbain majeur du département.